22.10.2005

ODDO EVALUE L'IMPACT D'UNE EPIDEMIE DE GRIPPE AVIAIRE

Oddo évalue l'impact boursier d'une épidémie de grippe aviaire

PARIS (Reuters) - La restauration collective, l'hôtellerie, le luxe et le transport aérien seraient les secteurs les plus touchés sur un plan boursier par une épidémie de grippe aviaire d'ampleur comparable à la crise du SRAS qui a frappé l'Asie au printemps 2003, estime Oddo Securities dans une note.

L'intermédiaire souligne qu'une pandémie de dimension mondiale provoquée par une mutation du virus à l'origine de la grippe aviaire aurait un coût humain très lourd -- 2 à 3% de la population mondiale disparaîtrait si l'on en croit les scenarii les moins pessimistes -- et un "impact catastrophique sur l'économie et donc sur les marchés financiers".

Dans tous les cas de figure, tous les secteurs seraient touchés, à l'exception de la pharmacie qui n'en profiterait cependant que marginalement.

L'impact secteur par secteur d'une épidémie de grippe aviaire serait le suivant, selon Oddo :

ALIMENTATION & BOISSONS
Alimentation : l'impact d'une grippe aviaire serait limité, notamment parce que le recul des ventes de certains produits à base de poulet serait compensé par le report des achats sur d'autres produits.
Spiritueux : la nécessité d'éviter les lieux publics et de limiter les déplacements pour freiner la propagation de la maladie impacterait négativement les ventes de spiritueux en duty free et pour une consommation hors domicile, comme cela avait été le cas pendant la crise du SRAS pour Pernod-Ricard et Rémy Cointreau

RESTAURATION COLLECTIVE
Ce secteur serait "en première ligne" en cas de généralisation de la grippe aviaire en Europe, les abattages massifs de volailles provoquant une hausse du prix des volailles mais aussi de tous les produits de substitution, ce qui impacterait les marges déjà faibles de la restauration collective. Dans ce contexte, Elior paraît la valeur la plus fragile à court terme en raison d'une présence concentrée sur l'Europe, contrairement à Sodexho, dont le chiffre d'affaires est également réparti entre l'Europe et les Etats-Unis.

HOTELLERIE
Tant qu'il n'y a pas de contamination d'homme à homme, le secteur "reste relativement peu exposé". Par contre, "s'il y a une possibilité de contamination humaine, le secteur est radicalement exposé" avec une chute des RevPar et une guerre des prix. Les zones géographiques très liées au trafic international (Londres, Pays-Bas) seraient les plus fragilisées ainsi que les chaînes haut de gamme, alors que les chaînes hôtelières économiques davantage focalisées sur une clientèle locale, type Whitbread et dans une moindre mesure Accor, souffriraient moins.

LUXE
Le secteur du luxe, dont 20% du chiffre d'affaires provient en moyenne des achats liés au tourisme dans l'échantillon d'Oddo, serait également fortement exposé à une crise sanitaire de grande ampleur qui limiterait les déplacements internationaux.

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